Notre-Dame de Piétat

diocèse tarbes & lourdes

Le sanctuaire est ouvert tous les jours de 9h à 18h.
Messes à 18h tous les dimanches soir, mardis et jeudis (18h adoration – 18h30 messe)

Recteur : Père Cyrille MOY-GABARRET

Messes de l'Avent - Messe de Noël

Messes à 18h
1er dimanche de l’Avent 30/11/25
2ème dimanche de l’Avent 07/12/25
3 ème dimanche de l’Avent 14/12/25
4ème dimanche de l’Avent 21/12/25

Messe de Noël

Messe de Noël Piétat

Sacrement des malades

Vous pouvez obtenir le sacrement des malades, tous les premiers dimanches de chaque trimestre et sur demande.

Rosaire

Lecture du Rosaire le deuxième mardi de chaque mois.

Chapelet le premier jeudi de chaque mois.

 

Confessions

Vous pouvez vous confesser au sanctuaire les mardis, jeudis et dimanches.

Consécrations

Le sanctuaire vous propose la consécration :

  • au Sacré Cœur de Jésus (en juin), précédée d’une préparation
  • au Cœur Immaculé de Marie (en octobre)

Le mot du père Cyrille MOY-GABARRET

La fête du Christ-Roi occupe une place singulière dans l’année liturgique. Instituée en 1925 par le pape Pie XI dans l’encyclique Quas Primas, elle vient rappeler, avec force et tendresse à la fois, la souveraineté du Christ sur toute la création, sur l’histoire humaine et sur la vie intérieure de chaque croyant. Cette solennité, placée aujourd’hui à la fin de l’année liturgique, agit comme un sommet vers lequel tout le chemin de foi converge. Elle indique que, malgré les tumultes du monde, malgré les incertitudes et les blessures de l’existence, le Christ demeure Roi : non un roi dominateur ou distant, mais un roi humble, serviteur, dont la royauté s’exprime par l’amour offert jusqu’à la croix.
Comprendre le sens profond de cette fête permet également de mieux saisir la beauté du sacerdoce, car le prêtre est, d’une manière unique, configuré au Christ Roi et Serviteur. La joie sacerdotale naît précisément du fait que le prêtre participe à cette royauté d’amour, non pour exercer un pouvoir humain, mais pour faire régner le Christ dans les cœurs. Ainsi, réfléchir à la fête du Christ-Roi conduit naturellement à contempler la mission sacerdotale comme un partage de la joie du Christ lui-même.
La royauté du Christ n’est pas d’abord un titre honorifique ; elle est une réalité spirituelle et cosmique. Le Christ est Roi parce qu’il est Fils de Dieu, Verbe éternel par qui et pour qui tout a été créé. Mais il est aussi Roi parce qu’il a révélé la véritable nature de la puissance divine : une puissance qui se fait miséricorde. Là où les royaumes terrestres se construisent par la force ou la domination, le Royaume du Christ se déploie dans la vérité, la justice, la paix et la charité. Sa couronne est d’épines, son trône est la croix, son sceptre est le pardon. Il règne en attirant à lui, jamais en contraignant. Voilà pourquoi célébrer le Christ-Roi, ce n’est pas célébrer un triomphe politique ou religieux, mais reconnaître que notre vie trouve son unité et sa plénitude en lui.
Pour le chrétien, reconnaître le Christ comme Roi signifie accepter son autorité vivifiante. C’est consentir à ce que l’amour du Christ oriente les pensées, les choix, les relations, et même les zones d’ombre de l’existence. Cette royauté n’écrase pas : elle libère. Elle ne confisque rien : elle transfigure tout. Ainsi, la fête du Christ-Roi devient une invitation à renouveler notre fidélité intérieure, à remettre au Seigneur ce que nous cherchons trop souvent à gouverner seuls. Elle est aussi une profession de confiance : malgré les crises du monde, malgré notre propre fragilité, un Roi d’infinie bonté guide l’histoire et la conduit vers l’accomplissement du Royaume des Cieux.
Cette perspective donne un éclairage précieux sur la vocation sacerdotale. Le prêtre est ordonné pour manifester cette royauté du Christ au cœur de la communauté chrétienne. Dans un monde souvent marqué par la confusion ou l’indifférence, il est signe que Dieu n’abandonne pas son peuple et continue de régner par l’amour. La mission sacerdotale est profondément royale parce qu’elle est entièrement diaconale : elle sert pour faire régner Dieu. Le prêtre n’est pas un fonctionnaire du sacré ni un chef à la manière humaine ; il est un instrument choisi pour rendre présent le Christ, pour conduire les âmes vers la liberté des enfants de Dieu.
La joie du sacerdoce trouve sa source dans cette participation unique à la mission du Christ. Le prêtre goûte une joie qui n’est pas seulement émotionnelle ou passagère, mais spirituelle, enracinée dans le don de soi. Chaque jour, il se tient au cœur de la relation entre Dieu et son peuple. Il proclame la Parole qui éclaire, pardonne les péchés au nom du Christ, célèbre les sacrements qui sanctifient, accompagne les fidèles dans les moments heureux comme dans les heures sombres. Ainsi, sa vie devient un lieu où la royauté du Christ se rend visible : un règne de compassion, de vérité et de paix. Il y a une joie particulière à offrir l’Eucharistie, sommet de la vie sacerdotale. Là, le prêtre agit in persona Christi : il prête sa voix, ses mains, tout son être, pour que le Christ Roi se donne à son peuple dans le mystère de son Corps et de son Sang. Il n’existe peut-être pas de moment plus éloquent pour comprendre la noblesse et la douceur de la royauté du Christ : une royauté qui se fait nourriture pour les hommes. En célébrant la
Messe, le prêtre découvre chaque jour que son propre service ne tire son sens que de celui du Christ, Serviteur Roi. C’est une source de joie profonde, qui dépasse les fatigues et les renoncements de la vie sacerdotale.
La joie du sacerdoce s’enracine aussi dans la rencontre avec les personnes confiées à la sollicitude pastorale. Le prêtre partage les joies simples et les peines profondes de ses paroissiens : baptêmes, mariages, visites aux malades, accompagnement des mourants, accueil des personnes blessées ou en quête de sens. Là encore, il voit régner le Christ. Non par éclat spectaculaire, mais par la grâce silencieuse qui transforme les cœurs. Cette familiarité quotidienne avec l’action de Dieu nourrit une joie humble, mais durable, un émerveillement devant les merveilles que le Seigneur accomplit dans les âmes.
Toutefois, la fête du Christ-Roi rappelle aussi aux prêtres un appel exigeant : celui d’être conformés à la manière de régner du Christ. La royauté du Seigneur ne s’exprime jamais par l’arrogance ou la domination ; elle passe par l’humilité, le service et parfois la souffrance. Ainsi, le sacerdoce comporte sa part de croix. Mais cette croix, unie à celle du Christ, devient source de fécondité et de joie véritable. Là se trouve le secret de la joie sacerdotale : elle naît du don total, non de la recherche d’un pouvoir ou d’un prestige. En définitive, la fête du Christ-Roi n’est pas seulement une célébration liturgique finale ; elle est une proclamation d’espérance et une promesse de joie. Pour tous les fidèles, elle rappelle que le monde et nos vies sont entre les mains d’un Roi qui ne trompe pas. Pour les prêtres, elle éclaire leur mission et ravive leur joie : celle de servir le Roi de l’univers en servant son peuple. Dans la lumière de cette fête, le sacerdoce apparaît comme un chemin d’amour, de don et de confiance, un chemin où la joie ne cesse de renaître parce qu’elle puise sa source dans le cœur du Christ Roi, qui règne par l’amour et pour l’amour.

    

Un peu d'histoire...

Entre Tarbes et Tournay, est située la chapelle Notre-Dame de Piétat.
Bien cachée derrière les arbres, elle abrite un sanctuaire dédié à Notre-Dame de Pitié.

Au tout début du XVIème siècle, un paysan aurait découvert la statue de Notre Dame de Pitié en labourant son champ. Un petit sanctuaire est construit pour abriter la Vierge : ce n’est alors qu’une très modeste montjoie que le seigneur de Barbazan entreprend de restaurer de 1593 à 1613.

Très vite, un prieuré y est fondé et les pèlerinages s’organisent. Vers 1750, on dénombre une trentaine de pèlerinages qui accourent à Piétat, mais la Révolution vient suspendre la vie du sanctuaire.
Le sanctuaire réouvre en 1839, mais il faut attendre l’arrivée de trois religieux, missionnaires de l’Immaculée Conception, en 1861, et l’impulsion donnée par Mgr Laurence pour voir Piétat reprendre vraiment vie.

Le sanctuaire Notre-Dame de Piétat est un lieu chargé d’histoire, parmi les sanctuaires mariaux de Bigorre.

3 dates à retenir :

Début du XVIème : découverte de la statue par un paysan.

1613 : la modeste montjoie est restaurée et transformée en chapelle.

1861 : le sanctuaire de Piétat retrouve son rayonnement.

Pèlerinage 4 mai 2025, jubilé : pèlerins d'espérance

Matin : cheminer ensemble vers le sanctuaire depuis trois points de départ possibles :

– MASCARAS (5 km), Adapté pour les familles. Départ à 9h30 devant l’église.
Contact : Jean-Luc au 06.03.84.14.10
– CATHÉDRALE (9 km) Marche via Saint-Jean, Sainte-Thérèse et Soues. Départ à 8h sur le parvis de la cathédrale.
Contact : Laurent au 06.18.24.61.19
– SÉMÉAC (5 km) Adapté pour les familles. Départ à 9h45 devant l’église.
Contact : Nadine au 06.99.07.18.90

11H30 : accueil au sanctuaire et passage dans la chapelle

12H : pique-nique

13H30 – 14H30 : activités pour tous les âges
– Découverte de l’histoire du sanctuaire.
– Méditation du chapelet dans la chapelle, en lien avec les peintures des Sept douleurs.
– Activités pour les enfants

15H : messe présidée par Mgr Micas

16H30 : envoi et clôture de la journée.

Apéritif et café offerts.
Pas d’inscription.
Libre participation.

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