Medous
Diocèse Tarbes & Lourdes
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Secrétariat paroissial de Bagnères-de-Bigorre
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Un peu d'histoire...
Le hameau de Médous (qui signifie Miel Doux) est célèbre pour ses magnifiques grottes. Les grottes ont été mises en valeur à partir de 1948, mais le site est déjà connu depuis des décennies. D’après une antique tradition, la Vierge (probalement sous forme de statue) serait apparue à un petit berger de la vallée qui l’aurait vue sur le rocher d’où sort la belle fontaine près de la grotte pittoresque.
L’histoire de Médous n’est pas officielle dans le sens où les apparitions n’ont pas été reconnues par l’Église. Néanmoins, les habitants et les fidèles du territoire sont attachés aux récits transmis de génération en génération depuis plus de cinq siècles et s’y rendent en pèlerinage chaque année, le deuxième dimanche d’octobre. Une petite « chapelle-montjoie » rappelle d’ailleurs que, en ce lieu, une ferveur mariale populaire est née.
Nous vous racontons l’histoire :
Au 16e siècle, un petit berger aurait eu le privilège d’une apparition de Marie sur le rocher qui surplombe la source. Une modeste chapelle fut construite, desservie par le curé d’Asté et les pèlerins affluèrent.
À la suite de troubles et de rixes mal expliqués, les Bagnérais revendiquent la statue de NotreDame. La statue est conduite vers la ville en procession, sur un char richement décoré. Au pont du Martinet, elle quitte son siège, décolle dans les airs et regagne son sanctuaire. Une autre version de l’événement indique que les bœufs qui tiraient le char refusèrent de franchir le pont et décidèrent d’eux-mêmes de faire demi-tour. Retenons que la statue resta à Médous et que les Bagnérais rentrèrent chez eux bredouilles. En 1564, Médous est confiée à une communauté de sept prêtres sous l’autorité d’un prieur.
Liloye (belle comme le lys), native du vallon de Serris à Beaudéan, se marie à Bagnères. Devenue veuve, elle vient avec sa fille Andrette habiter le Pied du Pouey, le quartier des pauvres de la ville. Grande dévote de Médous, elle s’y rend chaque jour par le chemin de l’Arbéret, les futures Allées Maintenon. La Vierge Marie lui apparaît et lui confie une mission à l’intention des notables de Bagnères. De la part de la Vierge, elle annonçait l’arrivée d’un grand malheur si Bagnères ne faisait pas pénitence.
Liloye ne fut pas écoutée. La peste arriva en 1588. L’épidémie ravagea la presque totalité de la population. La chronique nous rapporte que cette peste « emporta, des six parts, les cinq habitants ».
Il fallut une nouvelle épidémie de peste l’année suivante pour que Liloye fût enfin prise au sérieux. Une procession est décidée. Chaque année et jusqu’à la Révolution, Bagnères sera fidèle à son vœu.
Liloye et Andrette finirent leur vie en Espagne, au couvent de Balbonne, près de Montserrat. En 1616, le prieuré est confié aux capucins. Un couvent est construit dont l’église est consacrée en 1630. Les pèlerinages se développent. Les guérisons se multiplient. Les foules affluent aux fêtes de l’Invention et de l’Exaltation de la Sainte Croix, les 3 mai et 14 septembre. On venait de partout et de fort loin.
La Révolution chasse les capucins et le sanctuaire est fermé. Après quelques démêlées avec Bagnères, la statue de Notre-Dame ainsi que la cloche de la chapelle émigrent dans l’église d’Asté. La chapelle est démantelée au profit des paroisses environnantes. Elle tombera bientôt en ruine. Désormais, on évoque Notre-Dame d’Asté qui a pris le relais de Médous.
(source : article de l’Abbé Henri LARRICQ / archives diocésaines).

