Qu'est-ce que le catéchuménat ?
Le parcours catéchuménat permet à ceux qui demandent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne de découvrir la foi chrétienne, de faire l’expérience d’une rencontre personnelle avec Jésus, de prendre part à la vie de l’Église. Le catéchumène peut ainsi choisir librement et en connaissance d’embrasser la foi chrétienne.
13 234 adultes ont été baptisés à Pâques 2026
La tendance à la hausse du nombre de baptêmes d’adultes s’accentue. Plus de 13 000 adultes ont été baptisés dans la nuit ou le jour de Pâques.
Dans le diocèse de Tarbes et Lourdes, ils étaient trente-deux à recevoir le baptême au cœur des Vigiles pascales : dix-sept femmes et quinze hommes, âgés de 18 à 58 ans.
Un sondage réalisé en France entre janvier et mars 2026 auprès de 1450 catéchumènes et néophytes, et dans soixante diocèses, met en lumière les facteurs déclenchant les demandes de baptême et le lien des jeunes baptisés à la Bible. A travers ce sondage, on observe que 40% des catéchumènes se sont mis en chemin vers le baptême à la suite d’une épreuve qui a déclenché chez eux une quête de sens. La maladie (personnelle ou pour celle à un proche), le décès (d’un ami, d’un parent, d’un grand-parent…) sont des épreuves qui amènent aux questions existentielles de la vie. Un tiers des catéchumènes affirme également avoir vécu une expérience spirituelle forte.
3 questions à l’équipe diocésaine du catéchuménat
1 – Après avoir reçu le baptême, les catéchumènes sont désormais des néophytes : qu’est – ce que cela veut dire et quel parcours les attend alors ?
« Néophyte » est un terme emprunté au grec « neo phytos » qui signifie « nouvellement planté ». Ces jeunes plantes dans le jardin de l’Église sont maintenant exposées à tous les dangers que connaissent les semis : gel (refroidissement de la foi), sécheresse (« je ne sens plus rien quand je prie »), limaces et pucerons (les milles activités qui envahissent l’emploi du temps de néophytes.) Avant le baptême, ils étaient en quelque sorte « obligés » de se rendre aux rendez-vous de préparation de baptême, tandis que maintenant, qui les attend au rendez-vous dominical ? Qui remarque leur absence ?
Voilà la frustration des jardiniers (des accompagnateurs) qui constatent que la petite plante ne s’épanouit pas dans le jardin. Il faut être à l’affut des premiers signes de faiblesse chez les néophytes : feuilles jaunes (manque de joie), feuilles qui tombent (absences lors des messes dominicales). C’est alors que le jardinier doit agir : du soleil (procurer au néophyte la chaleur de l’amitié, aller avec lui à des rencontres où le feu de Dieu se rallume), de l’eau (lui donner à boire des paroles constructives, l’encourager), de l’engrais (prier pour lui) et éventuellement un tuteur (reprendre l’accompagnement personnel) !
L’intégration des nouveaux chrétiens dans une communauté paroissiale ne commence pas le jour de leur baptême, mais bien le jour de leur demande de baptême ! On ne les prépare pas d’abord aux sacrements d’Initiation, mais nous les préparons à la vie chrétienne ! C’est très important. Le baptême n’est pas une fin, mais une vie nouvelle.
2 – L’Église invite les catéchumènes à entrer dans une dynamique mystagogique. Qu’est-ce que cela signifie ?
La mystagogie est le quatrième temps de l’initiation chrétienne (1. Le temps de la première évangélisation, 2. le temps du catéchuménat, 2. le temps de la purification et de l’illumination (pendant le Carême) et 4. le temps de la mystagogie.) On peut traduire le terme par « conduire dans le mystère ». C’est ce que nous vivons après Pâques. Les néophytes ont reçu les sacrements d’Initiation, mais il y a tout un mystère à approfondir !
Avez-vous déjà remarque qu’après Pâques les évangiles lus sont ceux du discours sur le Pain de Vie dans l’Évangile selon Saint Jean (chapitre 6) ? C’est fait intentionnellement pour les néophytes afin de les conduire plus en profondeur dans le mystère de l’Eucharistie.
3 – Que peut-on mettre en place dans les paroisses pour que les néophytes ne se sentent pas soudain abandonnés après le baptême ?
Je connais aujourd’hui effectivement des néophytes que l’on a perdus de vue. Mais il y en a qui sont devenus des chrétiens fidèles et mêmes des accompagnateurs pour les catéchumènes.
Que pouvez-vous faire pour que les néophytes s’intègrent dans votre paroisse ?
- L’amitié : Leur offrir notre amitié, leur faire connaître des personnes, demander leurs nouvelles.
- La messe dominicale : dès le début du catéchuménat, leur donner envie de participer à la messe. Car les rencontres avec l’accompagnateurs s’arrêteront un jour, mais la messe reste le rendez-vous pour toute la vie.
- Le Service : leur proposer un service. Aimes-tu les fleurs ? As-tu un peu de temps pour préparer la sacristie ? Peux-tu nous donner un coup de main pour aider à la kermesse, au ménage après les Rameaux, pour le temps fort avec les enfants, pour visiter un malade ?
Alors, quel est le don personnel que tu aimerais bien mettre au service de Dieu et de son Église ?
