Il s’appelait François et est décédé le 8 mai dernier.
Il était né à Tarbes. C’était un artiste. Il était aussi peintre en lettres.
Toute sa vie, sa courte vie (68 ans) il a créé. Y compris à moto. Malheureusement les nombreux accidents qu’il a pu subir, l’ont empêché de travailler. Toutefois, ses chefs d’œuvres, il les avait devant lui avec son épouse, Fatima, son fils, Brian, toute sa famille et ses amis.

Parmi ces chefs d’œuvre, il y a les relations qu’il avait pu tisser avec les uns et les autres.

Mais son art est allé bien plus loin encore. Fatima, est originaire du Maroc ; ainsi, ce catholique a créé des liens tout particuliers avec nos frères musulmans qui étaient très nombreux à ses obsèques. Ces dernières étaient menées à la fois par un diacre catholique et un ami de la famille, lui, protestant.

Pour la première fois, nous étions tous réunis autour de son cercueil : musulmans, protestants et catholiques et des non croyants nous avons uni nos voix pour prier.

François accueilli dans le Royaume de Dieu pouvait être fier de lui car par sa mort, il a réussi à permettre à trois Eglises de se retrouver, de s’unir et de prier ensemble. Dans l’Eglise de Barbazan-Debat, il n’y avait qu’un seul peuple : le peuple de Dieu à la fois alourdi par la même peine de perdre un parent ou un ami et en même temps porté par la même espérance que nous avons pour notre Dieu.

Brian, âgé de 8 ans, était lui aussi entouré de ses camarades de classe, de son instituteur et de son chef d’établissement.

Que tout cela était beau et vrai ! Tellement beau et vrai qu’il était nécessaire de le faire partager à nos lecteurs.

Gérard Crozat