« De tels actes ne sont jamais anodins »
Le 11 novembre 2025, la presse s’est largement fait écho des graffitis réalisés au tipex sur les portes de l’église paroissiale de Lourdes. Des propos insultant le Christ y étaient inscrits. Parmi les paroissiens, les diocésains et bien au-delà, l’émotion est forte. Ce « fait » s’ajoute à d’autres. Les propos, légitimement, choquent les croyants, et bien d’autres… Ils suscitent des réactions, des interprétations et des questions : Qui ? Pourquoi ? Qu’en penser ? Que faire ?
1 – Signaler les faits. Le curé-affectataire et le maire-propriétaire doivent être informés aussitôt pour qu’une plainte soit déposée et une enquête ouverte. Le Préfet est aussitôt informé : il signale les faits au ministère de l’Intérieur et il entre en contact avec l’évêque.
2 – Éviter l’emballement. La plupart du temps, on ignore les motivations des auteurs, mais depuis toujours, certains sont trop heureux d’instrumentaliser tout et son contraire pour attiser la violence : il n’y a vraiment pas besoin « d’en rajouter ». Une telle attitude n’est pas chrétienne.
3 – Ne pas minimiser. Qui que soient les auteurs et leurs intentions, de tels actes ne sont jamais anodins : ils sont violents, gratuits et lâches. Ils visent à blesser une communauté pacifique de croyants qui vivent leur foi sans l’imposer, qui s’engagent au service de la société et des pauvres. Ils ne comprennent pas ce qui se passe et déplorent ces faits.
4 – Réagir en disciples de Jésus. Outre la confiance dans les autorités en charge d’enquêter, outre la prudence dans la manière d’en parler, la seule « arme » légitime pour les chrétiens est celle de la prière : prier pour demander à Dieu de nous aider à garder la paix et la charité, prier pour les auteurs anonymes, prier pour les autorités de notre pays qui protègent la liberté de culte. Cette prière peut être personnelle et communautaire : elle nous aide à exprimer notre peine, le cas échéant à exorciser la colère. Plus que tout, elle nous aide à continuer de témoigner de notre foi en toutes circonstances.
Monseigneur Jean-Marc Micas

