Tout au long de sa vie sacerdotale, Henri Fontan porte un grand intérêt à la question sociale, écrivant, donnant des conférences, créant des structures d’aide ou de défense.
Né le 10 février 1856 à Sabalos, il étudie à Saint- Pé de 1868 à 1876, de la 7e à la philosophie, puis après un essai au noviciat des Jésuites à Pau, qu’il quitte pour des raisons de santé, il poursuit ses études au grand séminaire de Tarbes, puis en faculté de théologie à Toulouse. Ordonné prêtre le 4 mars 1882, il passe une dizaine d’années à Paris, où il est précepteur. Proche de l’abbé Garnier qui milite dans de nombreuses œuvres, il s’initie à l’apostolat social, qu’il développe à son retour à Tarbes en 1893.
Il s’installe alors rue Brauhauban, avec quelques membres de la congrégation – sans vœux – des Missionnaires du travail. Désormais il bataille sur tous les fronts : il publie des brochures, organise des rencontres, créé pour les paysans le Crédit agricole et des caisses rurales, et pour les prêtres la Ligue de défense du clergé. Il reçoit une bénédiction spéciale du pape Léon XIII pour son action. 1896 est une année importante pour lui : il accueille à Tarbes le congrès des Œuvres sociales, que préside l’abbé Garnier ; il fonde un bulletin mensuel qui pré- sente les revendications ouvrières, L’Écho des œuvres sociales ; il devient le premier desservant de la chapelle Saint-Antoine, au quartier de l’Arsenal de Tarbes, centre de son ministère, dont il assure le service jusqu’à sa mort, le 25 février 1930. En 1897, il organise le congrès international des Œuvres rurales, en présence de l’abbé Lemire.
En avril 1899, le père Henri Fontan est à l’origine du premier pèlerinage national d’hommes à Lourdes, qui accueille 40 000 participants. Sa tombe se trouve devant l’église Saint-Antoine de Tarbes.

Pascale Leroy – Castillo